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  • Le moral des cadres dégringole

    Cet accès de pessimisme tient surtout aux anticipations sur le chômage : 59% des cadres, interrogés avant la publication des chiffres du chômage de septembre, estiment que le nombre de demandeurs d'emploi augmentera dans les prochains mois.


    Douche froide. Depuis le début de l'année, leur moral remontait petit à petit. Tout d'un coup, c'est la rechute. Ce mois-ci, le Baromètre du moral des cadres  connaît sa plus forte baisse (– 9 points) et atteint son pire score (– 27). Cet accès de pessimisme tient surtout aux anticipations sur le chômage : 59% des cadres, interrogés avant la publication des chiffres du chômage de septembre, estiment que le nombre de demandeurs d'emploi augmentera dans les prochains mois. Les femmes (53%) se montrent plus inquiètes que les hommes (41,9%), et les cadres du secteur public (47,5%) plus pessimistes que ceux du privé. Assez logiquement, ces sombres perspectives déteignent sur l'appréciation des opportunités de carrière. A 82%, les cadres interrogés considèrent qu'elles seront faibles.


    L'embellie que nous constations depuis le début de l'année était en fait fragile. Les cadres demeuraient sceptiques sur l'emploi. D'un côté, ils voulaient croire que le chômage allait baisser ; de l'autre, ils se montraient beaucoup plus réservés sur leurs opportunités de carrière. Ce mois-ci, ils ont donc tranché. La conjoncture les y a aidés : révision du taux de croissance pour la Belgique et pour l'Europe, maintien du taux de chômage. La confrontation des espérances du printemps avec la réalité de l'automne est douloureuse....

    Un contrat de travail plus flexible est destiné justement à favoriser l'emploi. Il serait plus facilement rompu à l'initiative de l'employeur. En contrepartie, le salarié bénéficierait de meilleures indemnités. 48% des cadres sont réceptifs à cette idée et 50% la rejettent.

  • Ces francais qui vendent leur or en belgique.

    Vous ne saviez peut être pas, mais la Belgique est fortement prisé des Français détenteur d'or.

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  • La coalition belge face au déficit budgétaire

     

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    CE SERA la semaine des longs couteaux à partir de lundi, le marchandage au plus haut niveau, là où ça passe ou ça casse. Les groupes de travail chargés de préparer l'accord de coalition ont tant bien que mal achevé leurs travaux, certains du reste sans consensus, en renvoyant simplement leurs dossiers aux chefs. Le résultat global de leurs examens sectoriels laisse présager le pire.


    Il y a une semaine encore, les négociateurs avaient tablé sur la nécessité de faire de nouvelles économies ou de générer des rentrées supplémentaires d'euros pour que le budget belge se conforme aux critères européens. A l'arrivée, ils ont dû déchanter : si l'on mettait en oeuvre l'ensemble de ce qu'ils envisagent pour relancer l'économie sans pour autant s'attaquer aux fondements de l'Etat social, le fossé budgétaire atteint 2.6% du PIB. Autant dire que les quatre rounds de négociation entre les vrais décideurs la semaine prochaine relèvent de la quadrature du cercle.

    Approches peu compatibles.


    Leur tâche s'annonce complexe, en raison du déficit énorme à combler bien sûr, mais aussi parce que les composantes de la «grande coalition» sont loin d'avoir la même vision des choses.

    Et le temps presse. Les  partis politiques ont convoqué leurs congrès pour le 14 novembre afin d'entériner les bases de la «grande coalition».


    Il est hors de question d'entériner telles quelles les idées des groupes de travail, pour méritoires qu'elles soient d'un point de vue conjoncturel. Exemple : la simplification prônée pour les règles de comptabilité des PME contribuerait à la croissance.  Côté économies à réaliser, les experts des deux camps ont peu ou prou identifié un potentiel d'economies dans les subsides au marché du travail. Mais, partout, le terrain est semé d'embûches : réduire les subventions  ferait à coup sûr gagner de l'argent à l'Etat, mais cela créerait de nouveaux chômeurs qui, en définitive, lui coûteraient encore plus cher.

    Les augmentations d'impôts ne résoudront rien à elles seules.  Sans parler de l'effet étouffoir sur la consommation, donc la croissance, donc l'emploi. les augmentation atteignent parfois jusqu'à des dizaines de milliers d'euros

    Le dossier des retraites est miné. Personne n'ose les réduire, ni augmenter les cotisations. Pour cela, il faudra injecter des liquidités dans un système qui coûte déjà beaucoup au budget belge.